ÉLECTIONS DU 1er AU 8 DÉCEMBRE 2022 :
FAITE LE CHOIX CFTC :
- POUR LE CSA MINISTÉRIEL (liste d'union IMPACT POLICE CFTC - CFTC-MI)
- POUR LES CAP NATIONALES
- LE CAS ÉCHÉANT POUR LES CAP LOCALES ET CSA DE PROXIMITÉ
ÉLECTIONS DU 1er AU 8 DÉCEMBRE 2022 :
FAITE LE CHOIX CFTC :
- POUR LE CSA MINISTÉRIEL (liste d'union IMPACT POLICE CFTC - CFTC-MI)
- POUR LES CAP NATIONALES
- LE CAS ÉCHÉANT POUR LES CAP LOCALES ET CSA DE PROXIMITÉ
Les élections dans la fonction publique approchent. TOUS DERRIÈRE LA CFTC !
Dans son programme, la CFTC invite à des discussions constructives pour tendre vers :
- une revalorisation des salaires par une programmation précise de la hausse du point d'indice, avec des règles claires en relation avec l'inflation, sans oublier le rattrapage des 12 années de gel du point d'indice,
- le rejet de toute mesure tendant à reculer l'âge minimum de départ à la retraite au-delà de 62 ans (et pour cause : nous allons vers 43 ans de cotisation pour espérer une retraite à taux plein, ça ne suffit pas ?),
- des mesures pour protéger les nouveaux arrivants (intégration des contractuels dans la fonction publique s'ils le souhaitent),
- des mesures concrètes de "QVT" (qualité de vie au travail) pour tous les agents publics,
- des mesures en faveur des fonctionnaires seniors (notamment le retour aux formules CPA et CFA, supprimées au début des années 2000),
- le renforcement du maillage territorial et la fin de la périlleuse logique de fusions des services tous azimuts.
Comme nous avons déjà eu l'occasion de vous le dire, la conférence salariale du 28 juin a essentiellement débouché sur la revalorisation du point d'indice (+ 3.5 %).
Mais d'autres annonces ont également été faites le même jour :
- Reconduction de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d'achat, indemnité versée aux agents qui, au cours des 4 dernières années, ont vu leur traitement augmenter moins vite que l'inflation). Ce système existe depuis 2008 mais n'est pas "sanctuarisé" par un texte. Il est donc reconduit d'année en année. Le serait-il encore si l'inflation venait à déraper encore plus fortement, pénalisant la totalité des agents publics ?
- Coup de pouce aux débuts de carrière des catégories B (relèvement de l'indice minimum, et raccourcissement de la durée des premiers échelons).
- Élargissement du forfait mobilités durables (FMD) : ce dispositif consiste au versement de 200 € par an aux agents qui viennent travailler à vélo ou font du covoiturage. Il est désormais élargi aux agents qui utilisent ces moyens de déplacement même si c'est moins de 100 jours par an. De plus, le FMD pourra désormais également se cumuler avec le remboursement partiel d'un abonnement transport en commun.
- Revalorisation (à hauteur de 7 %) et extension de la participation de l'employeur public aux frais de restauration des agents.
Continuons la discussion...
Le gouvernement a donc décidé d'une augmentation du point d'indice de 3.5 % au 1er juillet.
Après tant d'années sans augmentation, nous ne pouvons qu'apprécier le geste. Cependant, et sans aller ici dans les détails de tout ce qui pourrait être fait, il faut juste rappeler 2 choses :
- l'inflation pour l'année 2022 est estimée à 5 %. Le pouvoir d'achat des agents publics va donc quand même reculer.
- le point d'indice a augmenté de 1.2 % entre 2010 et 2022, quand l'inflation pour toutes ces années tourne autour de 15 %.
Alors, saluons quand même cette ouverture mais restons vigilants et espérons le développement d'un vrai dialogue social, pour que tout le monde sorte gagnant.
La Cour des comptes vient de publier, le 31 mai 2022, un rapport très critique sur la gestion des effectifs des préfectures et des DDI.
Depuis 2010, la baisse des effectifs a été de 14 % (- 12 000 emplois). Pour les seules préfectures, nous sommes passés de 27 613 à 23 652 agents entre 2010 et 2020. Les plans qui se sont succédés (REATE, PPNG) n'y ont rien fait, voire ont contribué à la dégradation. Les mutualisations de services et de fonctions support n'ont fait qu'entamer la clarté de fonctionnement et supprimer la proximité nécessaire. Le personnel fonctionnaire, vieillissant, est massivement remplacé par des vacataires, rendant flous les points de repère et fragilisant grandement le fonctionnement de l'administration territoriale de l'Etat.
La Cour des comptes recommande au ministère de l'intérieur d'élaborer une méthode d'évaluation des effectifs pour éviter les disparités constatées d'une préfecture à l'autre et remédier au manque d'attractivité de certaines.
Et bien voilà, c'est dit ! Quand ce sont les syndicats qui le disent, on les qualifie de râleurs perpétuels. Quand c'est la Cour des comptes, ce sera pris au sérieux ?
Ce qui est sûr, c'est qu'il faut agir vite plutôt que communiquer à l'infini et nous parler à longueur de journée de "QVT". L'administration n'a jamais autant parlé de "qualité de vie au travail" que depuis que celle-ci a disparu.
Tous les fonctionnaires en prennent acte. En effet, la plupart des syndicats, dont la CFTC, après avoir réclamé en vain pendant des années (12 !) une hausse du point d’indice quand l’inflation tournait aux alentours de 2 % par an, ne peuvent qu’approuver ce qui n’est pour l’instant qu’une déclaration d’intention, alors que l’inflation est désormais de 5 % par an !
En tout cas, bienvenue au nouveau ministre et souhaitons-lui toute la réussite possible, notamment en matière de vrai dialogue social.
Le dialogue social sur ces 2 sujets, tant mis en avant par les politiques en cette période électorale, saura-t-il se concrétiser en actes ? L’avenir devrait très vite nous le dire.
Un mouvement social aura lieu le 17 mars dans la fonction publique, auquel la CFTC s'associe. Ce n'est pas faute d'avoir été patients, avant d'en arriver là.. A une toute petite exception près (1,2 % en 2016/2017), voilà 12 ans que la rémunération des fonctionnaires n'a pas été augmentée, hormis des mesures catégorielles.
Pendant ce temps là, il y a eu de l'inflation. Il y en a même de plus en plus (et pas que l'essence). Les fonctionnaires, comme les autres, ont une famille, un budget et des fins de mois. Alors, asseyons-nous autour d'une table et discutons, sérieusement. Avec un peu de considération, cela ira de suite mieux.
Que cette année soit celle d'une santé retrouvée pour toutes et tous !
Qu'elle soit celle de vraies avancées sociales qui n'oublient pas la fonction publique, comme c'est hélas le cas depuis de nombreuses années !
Qu'elle soit celle d'un renouveau du dialogue social, par-delà les simples effets de communication !
Le bulletin d'adhésion 2022 à la CFTC-MI est disponible. Aucune augmentation par rapport à 2021. Des montants de cotisation très bas, un crédit d'impôt qui vous permet de récupérer les 2/3 de la somme versée, des tarifs jeunes moins de 35 ans à 40 € par an pendant 3 ans (13.60 € l'an si on tient compte du crédit d'impôt), 20 € l'an pour les retraités ! Ajoutez à cela la proximité, le sérieux et l'efficacité, il n'y a plus de raison d'hésiter !
Vous trouverez le bulletin 2022 en ligne dans l'Intranet de la CFTC-MI (accès par l'Intranet du ministère / espace syndical), ou bien en nous le demandant à :
cftc.mi@gmail.com
Sur le principe, bien sûr, nous n'y voyons rien à redire. Un tel engagement doit pouvoir, en effet, donner lieu à reconnaissance.
Mais cette circulaire, au demeurant très courte, ne dit pas un mot sur les moyens humains supplémentaires affectés aux services de naturalisation dans les préfectures pour faire face à l'afflux prévisible. Or, chacun sait que ces services avaient déjà "la tête sous l'eau" depuis des années.
De fait, depuis la parution de ce texte, dite "circulaire Schiappa", du nom de la ministre signataire, la situation des services de naturalisation est singulièrement plus compliquée. Alors, comment faire ? Il serait intéressant que les décideurs pensent au renforcement des équipes. Il n'est pas trop tard... mais il faut faire vite.
Le Premier Ministre avait clairement indiqué il y a quelques semaines que, dans la fonction publique comme dans le privé, le télétravail et le travail à distance devaient rester la priorité absolue.
Dans la foulée, des circulaires ont suivi (cf circulaire du directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, du 2 février 2021), pour marteler le message. Sans ambigüité, il y est question de "renforcer le recours effectif au télétravail"...
... Mais concrètement, sur le terrain, c'est beaucoup moins net : en mettant de côté les services pour lesquels le télétravail n'est pas possible (accueil du public, notamment), on rencontre de vraies résistances hiérarchiques. Nous pouvons ainsi trouver, au sein d'une même structure, selon les services ou directions, des mises en application très différentes : télétravail massif, télétravail parcimonieux ou pas de télétravail du tout.
Le virus, lui, n'est pas aussi regardant...
Un rappel à l'ordre vient d'être fait, de la part de la ministre de la transformation et de la fonction publique. Espérons que ce soit davantage suivi d'effets.
Avec la création des secrétariats généraux communs (SGC) au 1er janvier 2021, nous avions eu la quasi assurance que l'alignement préfectures / DDI aurait finalement lieu (voir notre article de juillet dernier). Mais, de façon incompréhensible, cela ne s'est pas concrétisé.
Dans les faits, les agents travaillent ensemble, souvent dans le même bâtiment, mais tous ne sont pas traités de la même façon. Encore plus concrètement, nous pouvons trouver des cadres "A+" subventionnés à hauteur de 3.35 € et des agents de catégorie C aux alentours de 1.50 €. Bonjour la logique !
Et que dire de nombre de nos sous-préfectures, loin de tout restaurant administratif et encore plus loin de ces questions de subventions, où les repas se prennent à la va-vite dans un coin de table ?
Pourtant, le temps n'a pas manqué, depuis 2018, pour bien préparer les choses. Il y a même eu un report de 6 mois de la création du SGC. Le résultat est un peu affligeant. Pour autant, la CFTC-MI ne renonce pas et continue d’œuvrer pour que soit rapidement mis un terme à cette injustice.
Que nous sortions vite de cette atmosphère étrange qui nous a accompagnés durant toute l'année dernière !
Que le meilleur advienne à toutes et à tous, dans les meilleures conditions sanitaires possibles !
Si nous sommes encore loin d'avoir toutes les informations concernant la future réforme des retraites, les grandes lignes ont été dévoilées le 10 octobre 2018 : mode de calcul unique pour le public et pour le privé, préservation du système par répartition, fusion des 42 régimes actuels en un seul (!), création d'un système par points, prise en compte des primes des fonctionnaires dans le calcul, progressivité de la mise en œuvre (et aucun impact pour ceux qui sont à moins de 5 ans de l'ouverture des droits), discussion au parlement en 2019, maintien de l'âge légal à 62 ans mais réflexion sur un possible âge pivot en deçà duquel une décote pourrait être appliquée si l'agent décidait de partir avant.
Il faut lire le compte-rendu du comité de suivi PPNG du 3 octobre (disponible dans l'Intranet de la CFTC-MI). A en croire l'administration, tout va bien ! Toujours moins d'effectifs, toujours plus de téléprocédures dans nos préfectures, et tant pis pour les usagers qui ne comprendraient pas au sujet de leurs cartes grises, leurs permis ou leurs CNI/ passeports : ils appelleront un numéro surfacturé pour se faire expliquer ! Tout le reste est à l'avenant, jusqu'au repyramidage qui serait largement réussi grâce à davantage de postes ouverts en concours ... Mais à lire les derniers résultats des CAP d'avancement, on comprend où sont faites les économies ! Allez, ne soyons pas rabat-joie ! Heu-reux, qu'on vous dit ! Alléluia, Alléluia !